V comme voluptés parfumées

Pour se (re)mettre au parfum, le prestigieux mallettier Louis Vuitton a décidé de s’installer à Grasse, capitale mondiale de la parfumerie. Une ancienne bastide du XVIIIe siècle a séduit Yves Carcelle, PDG de Louis Vuitton Malletier, qui compte y installer le futur atelier de parfumerie de la société. Il faut dire que cette bastide, était déjà un atelier de parfumerie au XIXe siècle, et qu’elle a été reprise dans les années 20 par un parfumeur original, « Les Fontaines Parfumées« , qui permettait aux touristes de choisir leur flacon et de le remplir à une fontaine à parfum. Pas étonnant qu’elle ait inspiré la Maison Vuitton ! Aujourd’hui en très mauvais état, elle va, dès septembre prochain, être presque totalement détruite puis reconstruite à l’identique, avec des éléments de façades et des verrières originales, pour renaître en 2014. Le projet prévoit, en plus, la création d’un jardin des senteurs avec des plantes à parfum typiques du terroir grassois, comme la tubéreuse ou le jasmin.

Pour renouer avec le parfum qu’elle avait abandonné dans les années 20, la société Louis Vuitton a déjà recruté un « nez « qui sera chargé de la création de ses fragrances. Jacques Cavallier-Belletrud, le Grassois, n’en n’est pas à son coup d’essai puisqu’il a déjà commis de nombreux jus pour des marques de luxe comme l’Eau d’Issey d’Issey Miyake, Classique de Jean-Paul Gaultier, Opium pour homme d’Yves Saint Laurent ou Poème de Lancôme.

Le sénateur-maire de Grasse, Jean-Pierre Leleux, mise beaucoup sur la production de matières premières « naturelles » dans les usines de Grasse pour attirer d’autres groupes de prestige. Chanel y achète déjà depuis des décennies son jasmin, indispensable ingrédient de son mythique Numéro 5. Après le prêt-à-porter, les lunettes, l’horlogerie et la joaillerie, souhaitons que la diversification amorcée de Vuitton puisse trouver son bonheur parfumé dans la région.

Et puis, la Griotte, qui n’est pas à une utopie près, se met à imaginer que le célèbre maroquinier pourrait y faire revivre la vocation initiale de Grasse, la fabrication de gants parfumés.

Au fait, la Vierge en Vuitton que la Griotte a utilisée pour illustrer son article, est l’œuvre d’un sculpteur italien, Francesco de Molfetta.

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