Sous les galets, la page !

C’est parti pour le Festival du Livre de Nice ! 250 auteurs seront présents du 8 au 10 juin dans les jardins Albert-Aer et en divers lieux de la ville à l’occasion de ce 17e festival placé sous le signe de l’amitié franco-russe. Douglas Kennedy, Marek Halter, Jean d’Ormesson, Pavel Krousanov et 246 autres seront de la partie.

Le prix Ville de Nice – Nice Matin, alias Prix Baie des Anges, présidé par Franz-Olivier Giesbert, (lauréat du prix en 1998) sera décerné aujourd’hui même par Christian Estrosi lors de l’inauguration officielle à Romain Slocombe pour son roman Monsieur le Commandant (NiL).

L’auteur : Photographe, cinéaste, peintre, illustrateur, traducteur et écrivain, Romain Slocombe réconcilie depuis plus de trente-cinq ans le roman noir, l’avant-garde artistique et l’univers underground de la contre-culture américaine et japonaise. Son intérêt pour la question de la violence, y compris sous la forme ultime de la torture, dans le cadre intime ou historique, a ceci d’unique qu’elle ne sombre jamais dans la morbidité. C’est avec une sérénité parfaite et un humour élégant, très british, que Romain Slocombe aime aborder des sujets graves en créant des univers minutieusement extraits de son imagination sans limite. (Amazon)

L’histoire : Écrivain et académicien dans le Paris de l’avant-guerre, Paul-Jean Husson s’est désormais retiré dans une petite ville de Normandie pour se consacrer à son oeuvre, émaillée d’un antisémitisme « patriotique ». Lorsque la guerre éclate et que son fils Olivier rejoint la France libre, il prend en charge la protection de sa belle-fille, Ilse, une Allemande aux traits aryens et à la blondeur lumineuse. Sa beauté fait surgir en lui un éblouissement bientôt en contradiction avec toutes ses valeurs, car il découvre qu’Ilse est juive, sans toutefois parvenir à brider l’élan qui le consume. Peu à peu, l’univers si confortable du grand écrivain pétainiste, modèle de bon bourgeois enkysté dans ses ambivalences, vacille. Les secrets de familles sortent comme autant de cadavres de leurs placards et à l’heure ou son existence torturée est percée à jour par une Occupation aux effets ontologiques imprévisibles, seule une lettre adressée au commandant de la Kreiskommandantur peut permettre à Husson de sauver la face. C’est en salaud imaginaire que Romain Slocombe porte en lui une lettre jamais écrite, une lettre de délation ; il prouve ainsi que la part la plus vile de l’âme humaine ne trouve de meilleure place ou se révéler que dans le genre épistolaire. (Présentation de l’éditeur, Nil)

Les précédents lauréats du Prix Baie des Anges :

L’an dernier c’est Aurélie Hustin de Gubernatis qui a reçu le prix pour son roman 2012 Les gardiens du temps (Plon)

Cette ancienne notaire dans un petit village de Provence a connu son premier succès en 2009 avec Le Gardien du crâne de cristal (éditions Alphée). Celui-ci part d’une légende maya, qui raconte que treize crânes de cristal disséminés à travers le monde doivent être réunis avant le 21 décembre 2012 pour permettre à l’humanité d’entrer dans une ère nouvelle. Alberto Caprielli, ethnologue passionné, parvient après des années de recherches à retrouver tous les crânes et convaincre leurs  » gardiens  » de réaliser l’antique prophétie. Que va-t-il se passer réellement à l’instant où ils vont se rencontrer pour la première fois à Montréal, dans ce centre ultrasophistiqué de recherche sur le cerveau où ils se sont donné rendez-vous ? Rien, en apparence. Mais seulement en apparence, car la légende n’avait pas tout dit…

2010  Laurent Seksik, Les derniers jours de Stefan Zweig (Flammarion)

2009  Daniel Cordier, Alias Caracalla (Gallimard)

2008  René Frégni, Tu tomberas avec la nuit (Denoël)

2008  Saphia Azzeddine, Confidences à Allah (Léo Scheer)

2005  Eric Fottorino, Korsakov (Gallimard)

2004  Richard MilletMa vie parmi les ombres (Gallimard)

2003  Vénus Khoury-Ghata, Le Moine, l’ottoman et la Femme du grand argentier (Actes Sud)

2002  Paula Jacques, Gilda Stambouli souffre et se plaint (Mercure de France)

2001  Jean-Noël Pancrazi, Renée Camps (Gallimard)

2000 Claude Imbert,  Le Tombeau d’Aurélien (Grasset)

1999  Gérard de Cortanze, Les Vice-rois (Actes Sud)

1998  Franz-Olivier Giesbert, Le sieur Dieu (Grasset)

1997 Raoul Mille, Le Paradis des Tempêtes (Albin Michel)

1996  Patrick Renaudot, CX (Editions du Rocher)  

La Griotte, bibliophage, a déjà parlé de ce festival ces derniers temps et vous offre une petite séance de rattrapage, même si vous n’êtes pas de Nice, et au cas où vous auriez eu l’outrecuidance de passer outre pour cause de Roland-Garrossite aigüe ou de révisionnite purulente :

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