Un dimanche sur la Côte d’Azur

La Griotte à Monaco« Tous les ans, quand ils sentent pointer le printemps, les Monégasques par milliers viennent s’amonceler sur les trottoirs en grappes stupides pour voir passer des automobiles. C’est le Grand Prix de Monaco. » disait Desproges dans Les étrangers sont nuls dans les années 80. « Les vrombissements sont très intéressants pour ces nombreux badauds dont les tympans se déchiquettent en crépitant quand les bolides abordent les côtes, mais, personnellement, je n’ai vu monter personne. À la fin du Grand Prix de Monaco, le conducteur d’auto qui arrive avant les autres se met à gesticuler en gloussant sottement et il gâche un magnum de la veuve Cliquot alors que les bébés ougandais agonisent au soleil dans l’indifférence générale des nations cloquées de cellulite. »

La Griotte peut vous assurer que rien n’a changé en 2013. Hier, alors que la Griotte se grillait au soleil de la plage de Nice avec les fêtards de mères, histoire de montrer son bronzage azuréen à ses amis Parisiens la semaine prochaine, elle a assisté à un ballet ininterrompu d’avions dans le ciel de la baie des Anges.

Suissair, Emirates, Lufthansa… ils rejoignaient tous l’aéroport de Nice, pour déverser leurs grappes de gogos gavés de gâteries au caviar dans des jets, yachts et autres limousines qui filaient à la vitesse de l’éclair rejoindre les rues très encombrées de Monaco, faire un coucou à tous les casqués de la planète (Daft Punk y compris), féliciter Nico avant d’admirer le très classieux DSK monter les marches de Cannes pour la clôture du festival.

Et les bébés ougandais ou syriens continuent d’agoniser au soleil dans l’indifférence générale des nations cloquées de cellulite…

2 commentaires to “Un dimanche sur la Côte d’Azur”

  1. « Quand le moteur vrombira, nous n’attendrons pas à la porte du garage »!
    Nous avons, GRIOTTE, la même indignation en partage.

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  2. Quand je travaillais à Monac, mon boss nous mettait en congés pendant le grand prix, si, si si, ! Vu qu’on était à moins de 50 m de la « piste » on s’entendait même plus penser pendant les essais! Et pour accéder au bureau, fallait montrer patte blanche tant à pied qu’en voiture, ou autres pffff …!!! Et je ne vous parle pas de l’odeur de « benzina » et de tous ces afficionados, riches ou moins riches, qui déboulent en faisant vroom vroom comme des c… tout au long de la route pour accéder à leur el dorado automobile; on croise donc, à grands risques, des pseudos Fangio, Sena, Prost et Co de pacotille réunis = tous aux abris! Et ça va de soi, la même indignation.

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