Champanille et Pétrogne par Amélhomb Notie… hips !

9782226258311g-1

Qu’il est gouleyant ce dernier roman d’Amélie Nothomb ! Sa robe est noire comme toujours, et son chapeau toujours un peu bouchonné mais son ode au champagne et à l’amitié nommée Pétronille est un plaisir du palais et des zygomatiques qui ne se refuse pas. Elle y fait un assemblage de deux crus littéraires féminins, avec son style toujours d’origine nippo-belge contrôlée qui lui donne une raideur et une exigence de plume associée à une liberté de ton, d’audace et d’imagination qui lui sied si bien. Un millésime 2014 qui fait du bien !

« Il me faut un compagnon ou une compagne de beuverie. », voilà en gros l’intrigue. C’est Amélie qui raconte, dans une sorte d’autofiction où il est difficile de démêler le vrai du faux, sa rencontre avec Pétronille lors d’une séance de dédicace dans une librairie. Pétronille, femme-enfant écrivain, spécialiste de littérature élisabéthaine aux allures de mauvais garçon qui se croit fille adultérine de Lino Ventura, relève le défi et emporte Amélie dans des soirées de beuveries pétillantes de l’hôpital Cochin aux pistes d’Acariaz, d’un pavillon de Bobigny rempli de communistes purs et durs à un palace londonien où elle interview une terrible Vivienne Westwood !

9782226258311g-1Et l’air de rien, on entre dans l’intimité d’Amélie. On apprend qu’elle skie les yeux fermés, qu’elle aime parcourir au pas de course les musées.

Nous nous donnâmes rendez-vous en Mésopotamie à midi. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut se fixer des lieux de rendez-vous pareils. En de tels édifices, j’apprécie encore plus l’ensemble que le détail. J’aime me promener, sans autre logique que mon plaisir, de l’Égypte ancienne aux Galapagos en passant par Sumer. Me farcir l’assyriologie entière me resterait sur l’estomac, quand picorer quelques caractères cunéiformes en guise d’apéritif, des runes en entrée, la pierre de Rosette en plat de résistance et des mains négatives préhistoriques comme dessert exalte mes papilles. Ce que je ne supporte pas, dans les musée, est le train de sénateur que le gens se croient obligés d’adopter en leur sein. Pour ma part, je m’y déplace au pas gymnastique, embrassant du regarde de vastes perspectives. »

On découvre aussi qu’elle se croit appartenir à la gent ailée et qu’elle est obsédée par les oeufs, qu’elle adore le Laurent Perrier Cuvée Grand Siècle, qu’elle a une fascination (comme la Griotte) pour la fabuleuse librairie « digne d’un roman de Dickens » Shakespeare et Cie sur les quais parisiens, qu’elle est asthmatique. On la suit des séances de dédicaces à la foire aux livres de Brive-la-Gaillarde « tu rigoles tout le temps, tu manges sans arrêt ».

Un grand cru d’Amélie ce Pétronille qui pétille et qui enivrerait un chameau. Il donnerait presque envie à la sobre Griotte de se faire une coupette de champ’ cul sec ! À la vôtre !

Un seul regret, impossible de trouver en librairie les fameux livres de cette Pétronille Fonta qu’Amélie aime tant encenser à grandes coupes de pétillances.

  • ilPétronille d’Amélie Nothomb, éditions Albin Michel, 180 pages, 16,50€.
Advertisements

2 commentaires to “Champanille et Pétrogne par Amélhomb Notie… hips !”

  1. Tu m’as convaincue je vais l’acheter…..bises ma Griotte préférée……

    J'aime

  2. Merci Griotte, tu trouves toujours les mots pour nous donner envie de lire, encore et toujours !

    J'aime

Un commentaire éclairé ? une remarque pertinente ? un petit coucou en passant ? faites-vous plaisir...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s