Maurice Dantec : « Vivre était donc une expérience incroyable… »

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Maurice Dantec est mort samedi dernier à l’âge de 57 vient d’annoncer sur Facebook sa maison d’édition. Écrivain français naturalisé canadien, il se définissait comme « écrivain nord-américain de langue française». Ses premiers romans se déroulent en partie à Ivry-sur-Seine où il vivait, mettant en scène la banlieue parisienne environnante. Il a ensuite émigré au Canada. Il est l’auteur de nombreux parmi lesquels : La Sirène rouge, Babylon Babies (porté à l’écran par Mathieu Kassovitz sous le titre Babylon A.D.) et Les racines du mal. Il se disait ouvertement catholique « futuriste » et « chrétien sioniste » et a souvent fait parler de lui pour certaines prises de position.

Il était au centre de nombreuses polémiques religieuses et politiques. Converti au catholicisme au lendemain du 11 septembre, Maurice G. Dantec s’était montré en effet très critique envers l’Islam, et commentait souvent le déclin d’une Europe statique dans la marche du monde, qu’il voulait tournée vers le progrès technologique et l’évolution de l’espèce. On peut citer, parmi ses influences principales : Louis-Ferdinand Céline, Fiodor Dostoïevski, James Joyce, James Ellroy, Dashiell Hammett, Philip K. Dick, J. G. Ballard ou encore William Burroughs, mélange des genres qui se reflètera de façon croissante dans ses romans.

Ses opinions et son refus du compromis lui ont valu plusieurs changements d’éditeurs. D’abord chez Gallimard, il sera transféré chez Albin Michel, puis Ring et enfin Inculte.

Chaleureux, généreux, amical et humain, il aura marqué la littérature française de son oeuvre unique. » disait son éditeur, les éditions Inculte, sur Facebook en annonçant sa mort.

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Vivre était donc une expérience incroyable, où le plus beau jour de votre existence pouvait s’avérer le dernier, où coucher avec la mort vous garantissait de voir le matin suivant, et où quelques règles d’or s’imposaient avec constance: ne jamais marcher dans le sens du vent, ne jamais tourner le dos à une fenêtre, ne jamais dormir deux fois de suite au même endroit, rester toujours dans l’axe du soleil, n’avoir confiance en rien ni en personne, suspendre son souffle avec la perfection du mort vivant à l’instant de libérer le métal salvateur. Quelques variables pouvaient à l’occasion s’y glisser, la position du soleil dans le ciel, le temps qu’il faisait, et à qui on avait affaire.«  (Maurice G. Dantec, Babylon Babies)

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