Tête de morts ?

Michel Seyrat et les livres c’est une grande histoire d’amour commencée il y a plusieurs décennies puisqu’il est fils de libraire, professeur agrégé de lettres et chroniqueur littéraire. Alors quand il commet son premier roman c’est bien sûr autour du livre que ça se passe avec Éditions dangereuses (lire la chronique de la Griotte en cliquant ici). Pour son deuxième polar aux éditions Baie des Anges, c’est à la bibliothèque Louis Nucera que se déroule l’intrigue de Casse-tête au carré.

Un bon bouquin à se procurer sans scrupules (8,50€) dès aujourd’hui, entre Halloween et fête des défunts. Et comme Michel Seyrat, maître et ami de la Griotte, est aussi passionnant que son livre, amis Niçois vous avez la chance de pouvoir le rencontrer et de profiter de sa verve à la Fnac de Nice le 3 novembre prochain (vendredi) pour une séance de dédicace et le 7 novembre à la bibliothèque Louis Nucera pour une conférence.

Mêlant histoire policière (la découverte de cadavres masqués en plein milieu de la bibliothèque Louis Nucéra), histoire de l’art (Sosno et l’École de Nice) et histoire urbaine de Nice, Michel Seyrat réussit un véritable coup de maître avec son « Casse-tête au carré ».

Derrière la façade métallique, il y avait cinq étages de bureaux orientés aux quatre points cardinaux. Le bureau de Mme M. offrait une vue étonnant sur tout le quartier. Derrière le fin grillage qui voilait la vue comme une étrange brume, on dominait les arbres feuillus du boulevard Carabacel et de l’avenue Saint Jean-Baptiste, on suivait la rue Barla qui pointait vers le mont Boron ; la façade anguleuse d’Acropolis semblait moins massive vue d’en haut, dominée par la verdure des collines. On profitait du dessin harmonieux du jardin à ses pieds, tandis que les donjons du MAMAC et du Théâtre semblaient monter la garde en direction de la mer qu’on devinait là-bas. »

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La tête la première

Parce que si ces victimes sont retrouvées au sein de la bibliothèque municipale Louis Nucéra à Nice, c’est bien la sculpture monumentale de Sasha Sosno qui est au coeur du livre de Michel Seyrat. Mais si, vous connaissez sans doute ces lieux ! Pour la bibliothèque c’est pas sûr : elle est nichée sous le MAMAC, au bout de la promenade du Paillon, et l’entrée se fait par un endroit lugubre et réfrigérant. Mais pour la sculpture de Sasha Sosno c’est sûr que vous l’avez vue !

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Coup de tête

Voilà ce qu’en dit mon ami Wikipédia : « La Tête Carrée est une sculpture monumentale de 30 m de haut. Elle est constituée d’une partie cubique de 14 m de côté abritant les bureaux de la bibliothèque Louis Nucera sur sept étages, soutenue par le bas d’un buste gigantesque en aluminium tendu sur des membrures, composé de trous de quatre millimètres de côté, sablé pour obtenir un effet mat, de couleur gris pâle afin de s’harmoniser avec les parois de marbre du MAMAC. Ce buste est tronqué au niveau de la bouche. »

 

 

Les bibliothèques niçoises ont un long passé, mais pour celle-ci il faut remonter une vingtaine d’années en arrière. Stimulé par la réussite de la Grande Bibliothèque François Mitterrand à Paris, l’État avait lancé en 1992 un programme de grandes bibliothèques régionales fondé sur des critères précis auxquels la ville de Nice répondait, sauf un : disposer d’un lieu de plus de 10.000 m2. Or cet espace où nous sommes, destiné initialement à une galerie marchande ne prenait pas forme, en revanche, entre théâtre, musée, centre de congrès, c’était un emplacement rêvé pour un grand projet culturel. En mai 19994, la municipalité s’en porte acquéreur et lance le long processus de réalisation. Ce sont les architectes de l’ensemble Théâtre et Musée qui ont remporté l’appel à projet. Mais pour centraliser l’administration du réseau des bibliothèques de la ville, il fallait gagner de la place et c’est alors que les différents protagonistes ont accepté le concept de sculpture habitée proposé par Sacha Sosno. »

Quant au suspense du bouquin, il est permanent. Pour découvrir qui dépose des cadavres masqué dans la bibliothèque Louis Nucéra, sous la Tête Carrée, le commissaire Barbera et son équipe arpentent Nice et ses environs (Gilette, la vallée du Paillon, La Roquette sur Var) sur la piste de ratés grincheux, d’escrocs mafieux, de faussaires véreux, d’affairistes scabreux. Un polar sur fond de pastiches, plagiats et trafic de fausses oeuvres d’art. Passionnant vous dis-je !

À acheter sans plus attendre (8,50€ !) dans votre librairie préférée et pour vous retrouver en tête-à-tête avec l’auteur, rendez-vous à la Fnac de Nice le 3 novembre et « in situ » à la bibliothèque Louis Nucera le 7 novembre pour une conférence.

 

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One Comment to “Tête de morts ?”

  1. Trop sympa La Griotte, je te fais des bises plein la tête et je t’envoie des merci plein l’écran ! Et je suis vraiment content que tu aies aimé ce casse-tête (!) À bientôt. Michel

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