Rire, bordel de Dieu ! par Charb

PARIS: Event dedicated to the fight against racism

Voici un texte publié par Charb, directeur de la rédaction de Charlie Hebdo tué ce matin. Il l’avait publié en octobre 2012. Il s’intitule « Rire, bordel de Dieu »

« Peins un Mahomet glorieux, tu meurs.
Dessine un Mahomet rigolo, tu meurs.
Gribouille un Mahomet ignoble, tu meurs.
Réalise un film de merde sur Mahomet, tu meurs.
Tu résistes à la terreur religieuse, tu meurs.
Tu lèches le cul aux intégristes, tu meurs.
Pends un obscurantiste pour un abruti, tu meurs.
Essaie de débattre avec un obscurantiste, tu meurs.
Il n’y a rien à négocier avec les fascistes.
La liberté de nous marrer sans aucune retenue, la loi nous la donnait déjà,
la violence systématique des extrémistes nous la donne aussi.

Merci, bande de cons. »


Charb

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6 Responses to “Rire, bordel de Dieu ! par Charb”

  1. RIP ,
    je publie également ce texte ..

    Aimé par 1 personne

  2. a faire passer au maximum

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  3. A reblogué ceci sur 中国大好きet a ajouté:
    « Ne perdons pas notre temps en vains discours. (Un temps. Avec véhémence.) Faisons quelque chose, pendant que l’occasion se présente! Ce n’est pas tout les jours que l’on a besoin de nous. Non pas a vrai dire qu’on ait précisément besoin de nous. D’autres feraient aussi bien l’affaire, sinon mieux. L’appel que nous venons d’entendre, c’est plutôt à l’humanité tout entière qu’il s’adresse. Mais à cet endroit, en ce moment, l’humanité c’est nous, que ça nous plaise ou non. Profitons-en, avant qu’il soit trop tard. Représentons dignement pour une fois l’engeance où le malheur nous a fourrés. Qu’en dis-tu? (Estragon n’en dit rien.) Il est vrai qu’en pesant, les bras croisés, le pour et le contre, nous faisons également honneur à notre condition. Le tigre se précipite au secours de ses congénères sans la moindre réflexion. Ou bien il se sauve au plus profond des taillis. Mais la question n’est pas là. Que faisons-nous ici, voilà ce qu’il faut se demander. Nous avons la chance de le savoir. Oui, dans cette immense confusion, une seule chose est claire : nous attendons que Godot vienne. »

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